Descriptif du métier de psychologue

Descriptif du métier de psychologue.

Qu’est ce que la psychologie et le métier de psychologue ?

Tout d’abord, il est bon de rappeler quelques notions de bases entre psychiatre, psychologue, et psychothérapeute.

  • Le psychiatre est un médecin qui s’est spécialisé en psychiatrie. Il est remboursé par la sécurité sociale et a le droit de prescrire. Un psychiatre n’a pas nécessairement étudié la psychologie, mais les maladies psychiques et les traitements médicamenteux qui en découlent.
  • Le psychologue est un professionnel qui a au minimum une licence, un master 1 et un master 2 en psychologie. Le titre est protégé (N°ADELI obligatoire). Il est habilité à faire des diagnostics, faire passer des tests, et faire des soins psychologiques. Son champs d’intervention est très large selon les spécialités (psychologue du travail, psycho-sociologue, psychologue clinicien (thérapeute), psycho-neurologue etc…). Il ne fait pas de prescription médicamenteuse.
  • Le psychothérapeute est un professionnel qui doit avoir au minimum une licence et un master 1 de psychologie (rarement respecté). Tout psychologue est par définition psychothérapeute, ce qui n’est pas nécessairement le cas d’un psychiatre par exemple (pas de master en psychologie).

Le psychologue clinicien est donc un psychologue psychothérapeute habilité à faire des bilans psychologiques, à faire passer des tests, et bien sûr à faire des psychothérapies. Le psychologue peut faire des thérapies individuelles ou/et animer des groupes thérapeutiques.

Ma pratique est de type psycho-corporelle (individuelle et groupe thérapeutique), c’est-à-dire que je peux être amener (avec l’accord du patient) a pratiquer une approche corporelle et psychosomatique par le yoga, la méditation, le massage ou des exercices de lâcher prise. La parole est évidement au centre de la thérapie, mais toujours dans le but de relier les émotions et le mental ou réciproquement selon les situations. Il s’agit de refaire les connexions entre le sentir corporel (les émotions) et l’intellect (le verbal, les représentations) dans le but d’obtenir un bien être psychique et corporel, un rééquilibrage émotionnel proche du développement personnel. Cette approche est particulièrement efficace dans la prise en charge des souffrances liées directement aux émotions (colère, tristesse excessive ou apathie), mais aussi dans les souffrances plus envahissantes telles que la dépression, les phobies, le burn-out, le besoin de confiance en soi, le deuil, les séparations, les troubles anxieux, les TOC, violences subies, burn-out, dépression, addictions, troubles alimentaires, psycho-traumatisme, bipolarité, borderline etc…

Spécialisé dans la prise en charge des problématiques addictives (addictions, alcoolisme et toxicomanie), des personnes ayant vécu un psycho-traumatisme (accident, attentats, agressions), et tous les troubles émotionnels (burn-out, dépression, bipolarité, borderline, phobies, névroses, troubles alimentaires, TOC, boulimie, trouble de l’attention, estime de soi, confiance en soi, thérapies de couples), ma pratique est donc une approche globale et humaniste de la personne prise dans sa singularité. J’accueille donc toutes personnes en état de souffrance psychique (adulte, enfant, adolescent, couple) accompagnée, ou pas, de souffrances corporelles (non expliquées par la médecine classique). Je pratique par ailleurs la médiation parents-enfants, le conseil et l’aide à la parentalité.

Mon bagage théorique et scientifique se base en partie sur la psychanalyse, mais surtout sur la phénoménologie et la systémie en thérapie brève (10 à 20 séances selon la situation de chacun). Pour l’approche corporelle, je m’appuie sur le shiatsu traditionnel japonais (massage), le yoga, la méditation tibétaine (utilisation de bols), et des techniques de lâcher prise, l’hypnose. Je me suis évidement formé à ces différentes techniques et continue à les développer.

En résumé, le but ultime de la pratique de la psychologie est de concevoir, élaborer et mettre en œuvre des actions préventives en amont, des actions curatives et des actions de recherches à travers une démarche professionnelle propre prenant en compte les rapports réciproques entre la vie psychique et les comportements individuels et collectifs, afin de promouvoir l’autonomie de la personnalité. Plus simplement, il s’agit de redonner la liberté de choix aux personnes et de permettre de faire le « pas de côté » afin d’éviter de retomber dans des schémas répétitifs et conditionnés sources de souffrances.

NOS ÉMOTIONS

La gestion de nos émotions : petit article explicatif sans prétention.

Les émotions de bases sont considérées au nombre de 5 :

  • La joie
  • La tristesse
  • La colère
  • La surprise
  • La peur
  • Le dégoût

 

 

A quoi servent nos émotions ?

 

Nos émotions sont là afin de nous avertir et de créer une réaction physiologique permettant au système humain de survivre et de nous diriger vers notre zone de confort ou plus exactement de sécurité interne. La peur par exemple, permet au corps de produire l’adrénaline qui nous permet d’être plus résistant, rapide et fort afin d’échapper à une situation interprétée comme dangereuse pour nous. Cette situation est toujours réellement dangereuse mais peut être interprétée de façon disproportionnée. Par exemple, si en effet la rencontre d’un inconnu ou le fait d’être dans une foule est potentiellement et je dis bien potentiellement dangereuse, la réaction qui en découle peut, comme c’est le cas des phobies, être totalement démesurée par rapport à la dangerosité réelle objective de la situation ou de l’objet. Vous conviendrez que les mouvements de foule entraînant la mort sont relativement rares tout comme se poignarder avec son propre couteau.

Alors qu’est ce qui fait que certaine émotions nous débordent entraînant par la même une véritable gêne dans la vie de tout les jours ? Je parle ici de toutes les émotions car la tristesse excessive, comme la joie, ou la colère excessive sont toutes aussi incapacitantes les unes que les autres à partir du moment où elle entre dans l’excès et la répétition. Le fait de réagir de telle ou telle manière à une situation donnée dépend en fait de deux aspects inséparables : le corps et le mental. Le corps permet l’émission de l’émotion et donc nous renseigne et provoque une réaction physiologique entraînant une réponse adéquate de notre système. Par contre le mental (ou système cognitif) va permettre d’évaluer cette situation en fonction de notre expérience personnelle, et de l’ensemble de nos représentations (sachant que l’expérience corporelle crée des représentations et que des représentations créent de l’expérience corporelle). Ainsi, une expérience traumatique vécue corporellement va créer un traumatisme psychique (et réciproquement) provoquant potentiellement, face à des situations similaires ou plutôt face à des éléments identique ou similaires à la situation d’origine, des points d’ancrages qui vont servir de base à l’expression de nos émotions refoulées que l’on ne serait voir ou sentir. C’est ainsi qu’une phobie de l’avion peut cristalliser un ensemble d’émotion  vécue qui a un moment ont été source d’angoisse mais dont son intensité ne pouvait être tolérée par le système qui pour survivre l’a déplacée sur l’objet avion (objet extérieur). Nous ne parlerons pas ici de la symbolique inconsciente de l’avion qui malgré tout son intérêt n’est pas notre propos ici.

Les émotions sont donc des avertisseurs opérants (actifs, provoquant une réaction) parcourant le corps à la manière d’un circuit électrique et choisissant le chemin le plus court pour parvenir à notre mental (système cognitif) réactivant ainsi l’ensemble des vécus corporels et psychique de l’individu. Et c’est là que l’émotion peut devenir insupportable, car elle déborde (c’est d’ailleurs sont rôle sinon on ne la perçoit pas) car elle réactive l’ensemble des vécus précédents qui lui sont liés (mémoire). Hors si ces vécus sont de type traumatiques ou on va dire déplaisants, l’émotion ressentie va faire boule de neige et devenir envahissante ! Donc la seule solution est de l’enfouir comme me disait une patiente, de la cacher au plus profond de nous pour éviter de ressentir cette angoisse, ce mal-être insupportable. Le problème c’est qu’une émotion n’est qu’un signal et non un fait ou un événement. Elle n’est pas le trauma, mais un avertisseur. Donc s’il on se coupe de nos émotions on risque de se confronter à des situations où l’avertisseur ne sera plus opérationnel et donc l’émotion devra être amplifiée d’autant plus afin de maintenir la survie du système. Et c’est le cercle vicieux : plus le signal est fort et plus l’émotion devient envahissante et donc plus on l’enfouie et ainsi de suite…..jusqu’au débordement incontrôlable comme c’est le cal de la mélancolie ou de la manie en psychiatrie.

 

Comment faire alors me diriez-vous ? Et bien c’est simple : consultez !!!

Il est en effet nécessaire pour que l’intensité de l’émotion ne soit pas envahissante de ne pas la refuser et donc de la laisser circuler librement en fonction des situations, de lui laisser remplir son rôle d’informateur. Pour cela il faut donc que son enfouissement n’existe plus et donc que les expériences vécus ayant poussés à cet enfouissement soient soignées, parlées. Le professionnel intervient à ce stade uniquement pour faire apparaître les vécus souvent enfouis (refoulés), et oui encore ! et de maîtriser par des techniques et des outils le débordement émotionnel qui résulte de la remonté en surface de ces vécus déplaisants. Ainsi la personne peut par ce travail thérapeutique délier ses émotions à ses vécues et les vivres pleinement en tant qu’expérience (apprentissage) pour les vécus et en tant que ressenti pour les émotions (ouverture).

Pour les outils et les méthodes suite dans un prochain article intitulé « Sans prétentions II ».

Till BRAND

Psychologue-psychothérapeute

 

Si vous souhaitez approfondir le sujet par des lectures ou me poser des question, je serais ravi de pouvoir vous répondre.