NOS ÉMOTIONS

La gestion de nos émotions : petit article explicatif sans prétention.

Les émotions de bases sont considérées au nombre de 5 :

  • La joie
  • La tristesse
  • La colère
  • La surprise
  • La peur
  • Le dégoût

 

 

A quoi servent nos émotions ?

 

Nos émotions sont là afin de nous avertir et de créer une réaction physiologique permettant au système humain de survivre et de nous diriger vers notre zone de confort ou plus exactement de sécurité interne. La peur par exemple, permet au corps de produire l’adrénaline qui nous permet d’être plus résistant, rapide et fort afin d’échapper à une situation interprétée comme dangereuse pour nous. Cette situation est toujours réellement dangereuse mais peut être interprétée de façon disproportionnée. Par exemple, si en effet la rencontre d’un inconnu ou le fait d’être dans une foule est potentiellement et je dis bien potentiellement dangereuse, la réaction qui en découle peut, comme c’est le cas des phobies, être totalement démesurée par rapport à la dangerosité réelle objective de la situation ou de l’objet. Vous conviendrez que les mouvements de foule entraînant la mort sont relativement rares tout comme se poignarder avec son propre couteau.

Alors qu’est ce qui fait que certaine émotions nous débordent entraînant par la même une véritable gêne dans la vie de tout les jours ? Je parle ici de toutes les émotions car la tristesse excessive, comme la joie, ou la colère excessive sont toutes aussi incapacitantes les unes que les autres à partir du moment où elle entre dans l’excès et la répétition. Le fait de réagir de telle ou telle manière à une situation donnée dépend en fait de deux aspects inséparables : le corps et le mental. Le corps permet l’émission de l’émotion et donc nous renseigne et provoque une réaction physiologique entraînant une réponse adéquate de notre système. Par contre le mental (ou système cognitif) va permettre d’évaluer cette situation en fonction de notre expérience personnelle, et de l’ensemble de nos représentations (sachant que l’expérience corporelle crée des représentations et que des représentations créent de l’expérience corporelle). Ainsi, une expérience traumatique vécue corporellement va créer un traumatisme psychique (et réciproquement) provoquant potentiellement, face à des situations similaires ou plutôt face à des éléments identique ou similaires à la situation d’origine, des points d’ancrages qui vont servir de base à l’expression de nos émotions refoulées que l’on ne serait voir ou sentir. C’est ainsi qu’une phobie de l’avion peut cristalliser un ensemble d’émotion  vécue qui a un moment ont été source d’angoisse mais dont son intensité ne pouvait être tolérée par le système qui pour survivre l’a déplacée sur l’objet avion (objet extérieur). Nous ne parlerons pas ici de la symbolique inconsciente de l’avion qui malgré tout son intérêt n’est pas notre propos ici.

Les émotions sont donc des avertisseurs opérants (actifs, provoquant une réaction) parcourant le corps à la manière d’un circuit électrique et choisissant le chemin le plus court pour parvenir à notre mental (système cognitif) réactivant ainsi l’ensemble des vécus corporels et psychique de l’individu. Et c’est là que l’émotion peut devenir insupportable, car elle déborde (c’est d’ailleurs sont rôle sinon on ne la perçoit pas) car elle réactive l’ensemble des vécus précédents qui lui sont liés (mémoire). Hors si ces vécus sont de type traumatiques ou on va dire déplaisants, l’émotion ressentie va faire boule de neige et devenir envahissante ! Donc la seule solution est de l’enfouir comme me disait une patiente, de la cacher au plus profond de nous pour éviter de ressentir cette angoisse, ce mal-être insupportable. Le problème c’est qu’une émotion n’est qu’un signal et non un fait ou un événement. Elle n’est pas le trauma, mais un avertisseur. Donc s’il on se coupe de nos émotions on risque de se confronter à des situations où l’avertisseur ne sera plus opérationnel et donc l’émotion devra être amplifiée d’autant plus afin de maintenir la survie du système. Et c’est le cercle vicieux : plus le signal est fort et plus l’émotion devient envahissante et donc plus on l’enfouie et ainsi de suite…..jusqu’au débordement incontrôlable comme c’est le cal de la mélancolie ou de la manie en psychiatrie.

 

Comment faire alors me diriez-vous ? Et bien c’est simple : consultez !!!

Il est en effet nécessaire pour que l’intensité de l’émotion ne soit pas envahissante de ne pas la refuser et donc de la laisser circuler librement en fonction des situations, de lui laisser remplir son rôle d’informateur. Pour cela il faut donc que son enfouissement n’existe plus et donc que les expériences vécus ayant poussés à cet enfouissement soient soignées, parlées. Le professionnel intervient à ce stade uniquement pour faire apparaître les vécus souvent enfouis (refoulés), et oui encore ! et de maîtriser par des techniques et des outils le débordement émotionnel qui résulte de la remonté en surface de ces vécus déplaisants. Ainsi la personne peut par ce travail thérapeutique délier ses émotions à ses vécues et les vivres pleinement en tant qu’expérience (apprentissage) pour les vécus et en tant que ressenti pour les émotions (ouverture).

Pour les outils et les méthodes suite dans un prochain article intitulé « Sans prétentions II ».

Till BRAND

Psychologue-psychothérapeute

 

Si vous souhaitez approfondir le sujet par des lectures ou me poser des question, je serais ravi de pouvoir vous répondre.

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